IN THE PRESS: Moyen-Orient. Dans une région en ébullition, le sultanat d’Oman, discret médiateur indispensable
Mascate semble tirer son épingle du jeu des nouveaux soubresauts régionaux, en particulier en Iran et au Yémen. Grâce à sa politique de stricte neutralité et à son sultan, Haïtham ben Tarek, qui apporte “quelque chose de révolutionnaire” dans la région : la bonne gestion plutôt que des promesses mirobolantes et l’hubris, constate le magazine américain “Foreign Policy”.
Quand le ministre des Affaires étrangères omanais, Badr ben Hamad Al-Busaidi, s’est rendu à Téhéran pour y rencontrer le président iranien, Masoud Pezeshkian, le week-end du 10 janvier, dans le contexte des menaces proférées par le président américain, Donald Trump, de lancer des frappes contre le régime des mollahs, “des observateurs et des sources diplomatiques” ont estimé qu’il s’était peut-être concerté avec Washington pour “transmettre un message”, expliquait le quotidien émirati The National.
De même, Oman semble avoir cherché et “peut-être réussi” à réactiver les contacts entre le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, et le conseiller de Donald Trump Steve Witkoff, affirme pour sa part le quotidien israélien Ha’Aretz.
Intermédiaire de longue date avec l’Iran
Oman a en effet une longue histoire de médiations diplomatiques, notamment entre l’Iran et les États-Unis, rappelle le site Middle East Eye. Et généralement, il le fait “sans faire des vagues”, et en restant sur une position de stricte neutralité…